A partir de mars 2024, le rythme s’est accéléré pour Mathilde : « On a été invité à participer en présentiel ou distanciel à la Convention des volontaires à Paris, une après-midi conçue pour les 45 000 volontaires afin de démarrer l’aventure ensemble. Au programme : présentation des différentes missions, des couleurs, des valeurs, des responsables de secteurs, du planning jusqu’aux JOP et surtout DES UNIFORMES, le tout en présence de Tony ESTANGUET ! J’étais en ligne car ne pouvant me rendre à Paris, mais c’était aussi fou qu’en présentiel je pense, j’ai commencé à me rendre compte de la chance que j’avais » continue-t-elle de nous raconter. A partir de là, elle a pu commencer ses formations en ligne : présentation de l’accréditation, de la mission TLO, des valeurs des JOP (comportements, assistance, démarche écologique, etc.), d’autres formations non obligatoires étaient aussi à sa disposition. « Je les ai toutes faites tellement j’étais fière et excitée d’être volontaire et je voulais être sûre d’être une bonne bénévole ». Entre mai et juin, elle a aussi dû participer à des webinaires présentant les sites de compétitions mais surtout découvrir l’équipe de handball qu’elle allait suivre tout au long des Jeux. « Quelques jours avant le dernier webinaire de la Team Handball, nous avons reçu notre planning. Avec les jours et heures identifiés comme « compétition », j’ai pu mener mon enquête et connaitre mon équipe : les féminines des Pays Bas » dit Mathilde en rigolant. « J’ai commencé à regarder son palmarès pour savoir si j’avais des chances d’aller à Lille pour les phases finales. Le dernier webinaire avec les 24 TLO (1 par équipe, femmes et hommes) était génial : nos référents étaient tous là, quasiment tous les TLO aussi et on nous a dévoilé 1 par 1 l’équipe que nous allions suivre. Les Pays-Bas m’ont été confirmé ! J’étais super contente, d’autant que ce fut le premier moment de cohésion entre nous, référents et TLO ».
Enfin, il restait à Mathilde une dernière formation, sur site cette fois-ci, et à retirer ses indispensables : il fallait réserver des créneaux dans l’un des points de vente Décathlon pour retirer son accréditation et son uniforme, ce dernier ayant été conçu par la marque française. Mathilde les a retirés directement à Paris le jour de sa formation à la South Paris Arena (SPA) le 16 juillet, site de compétition du handball pour les phases préliminaires. « Arrivée la veille à Paris, j’étais très excitée de les récupérer et d’essayer mon uniforme. J’ai adoré retirer mon uniforme car nous devions essayer toutes les pièces, indiquer sur un papier la taille puis on nous remettait notre sac complet. On nous a remis : 1 k-way, 4 tee-shirts, 2 pantalons-shorts, 4 paires de chaussettes, 1 paire de tennis, 1 chapeau et 1 banane » raconte Mathilde qui nous indique aussi que l’uniforme est offert et conservé par tous les volontaires. La formation sur site était en présence de tous les volontaires ayant une mission à South Paris Arena (SPA) : ceux en lien avec le handball, le volley-ball, le ping-pong, l’haltérophilie, le centre des volontaires, l’accueil et autres services aux spectateurs. Tous n’étaient pas présents mais d’autres sessions ont eu lieu pour permettre aux volontaires de se préparer au mieux. « Ce jour-là des liens se sont créés avec certains volontaires et notamment entre TLO : nous avons même pris notre première photo tous ensemble sur le terrain de handball et devant les anneaux olympiques, bu un verre en fin de journée et créé un groupe WhatsApp pour communiquer plus facilement entre nous ».
La mission de Mathilde ne démarrant que le 21 juillet, elle s’est aussi rendue au Village Olympique pour repérer l’accès au lieu de rendez-vous avec son équipe. En effet, la mission principale des TLO est d’assurer les transferts des équipes entre les sites d’entraînements et de compétitions, c’est-à-dire vérifier la présence du bus de transport, informer les volontaires sur site des arrivées et des départs de son équipe et répondre à des besoins éventuels. Il était donc important pour elle de ne pas démarrer sa première journée dans l’inconnu et d’avoir repéré comment entrer au Village et se rendre au « Transport Mall » (station de bus du Village). « Être au Village Olympique était fou : même si peu d’athlètes étaient présents ce jour-là, voir ces immenses bâtiments décorés aux couleurs des délégations et imaginer que 10 000 athlètes fouleraient bientôt ces rues était inimaginable. Je crois que je ne réalisai pas encore ce qui allait se passer » confie Mathilde.
